On a tous une raison de vivre.
On se réveille tous le matin dans l’espoir, dans l’attente de quelque chose.
Ces soirées-là sont ma raison de vivre.
Je ne saurais dire pourquoi je les aime, mais c’est ainsi : toute la semaine je compte les jours, les heures qui doivent encore s’écouler avant que je puisse me retrouver là-bas, avec eux.
Pourtant, il ne s’y passe rien de formidable : on s’ennuie souvent, on parle un peu, beaucoup parfois, de choses sans importance, on se dispute pour rire, on fait des jeux puérils et on est tellement bien…
La cigarette en bouche parfois une bouteille à la main, un mot gentil parfois entre le silence et les éclats de rire…
L’existence de ces soirées ne se pose même pas : on se retrouve à chaque fois que c’est possible, toujours au même endroit…
Celles que j’adore particulièrement sont celles durant lesquelles je suis la seule touche féminine entre ces quatre gars, entre mes quatre ptits gars…
Avec eux je suis si bien, tellement heureuse ; j’ai enfin trouvé ma définition du bonheur !
Il ne me faut pas grand-chose, il me faut juste m’asseoir sur ces marches, en étant si bien entourée, regarder autour de moi et réaliser…
Cet endroit devenu très cher à mon cœur, ces personnes que j’aime tant, cette nuit qui me fascine avec ses étoiles qui scintillent…
La ville, ou plutôt le village, qui s’étend sous nos regards, et ces lumières auxquelles on ne fait même plus attention…
Toutes ces soirées se ressemblent un peu, mais elles ne sont jamais pareilles.
On trouve toujours une nouvelle bêtise à faire ou une autre stupidité à raconter.
Chacun développe et apprend les nouvelles de la semaine écoulée, les projets en cours, chacun découvre un peu plus l’autre, les autres, et tout le monde se rapproche un peu plus à chaque fois.
Ma raison de vivre…
S’ils ne sortant plus ces jours-ci, ce serait un véritable effondrement !
Ces soirées sont mes repères, elles rythment mon calendrier, accaparent mes pensées et déterminent mes projets.
Elles sont les fondations de ma vie de lycéenne toute récente.
Je veux les préserver au maximum.
C’est si futile d’avoir cette raison de vivre.
Mais je préfère tant celle-ci à toutes les autres…
Il est vrai qu’elle peut facilement disparaître, dépendant principalement de la volonté d’autrui, mais j’espère qu’ils voudront toujours sortir, qu’ils ne perdront pas le peu de motivation étant en leur possession.
S’ils ne sortent plus jamais, je serais trop déboussolée.
Avec le temps je me suis habituée à ces soirées si monotones, je m’y suis tant attachée !
C’est de plus un des rares moments où je le vois…
Mon petit Sch0tz.
Et c’est souvent pendant ces moments-là qu’il n’est plus méchant, qu’il devient même gentil voir affectueux parfois…
Pendant ces soirées-là, ils sont tous plus ou moins gentils.
Ils sont tous légèrement attentionnés.
Peut-être parce que je suis la fille, la seule fille.
Moi je rigole lorsqu’ils disent des blagues et font des jeux de mots qui sont loin de montrer une finesse d’esprit, même quand ce n'est pas marrant je ris, je m’informe de ce qui se passe, je m’intéresse à eux, à la vie de chacun, raconte un peu (beaucoup trop) la mienne, essai de leur montrer que je tiens très fort à eux, mais je crois que je n’y arrive pas…
On est tellement vrai entre nous, pas besoin de jouer un personnage, on est ce que l’on est vraiment, les courbettes sont inutiles, on se s’encombre pas de formules superflues, de minauderies exaspérantes.
Je crois que chacun sait que les autres tiennent à lui, sans même qu’on se le dise.
Chacun sait qu’il a sa place là, sauf peut-être moi…
Je ne les fais pas rire, ils se moquent juste de moi.
Je ne participe pas à leurs délires, pour la plupart ils ne m’intêrressent pas…
Je les regarde juste, je leur parle un peu, en tout cas je suis tellement bien en leur compagnie qu’à mon avis mon père me cherche toujours trop tôt…
J’aime me poser là-bas, sur ces marches, devant cette église, à fumer ces cigarettes dont le goût est meilleur que celui de n’importe quelles autres.
Cela est peut-être du au briquet qui les allume, celui de mon Sch0tz, ou alors ce sourire qui ne décolle pas de mes lèvres.
Ces cigarettes-là sont celles que je préfère, et qui font que je ne suis pas prête d’arrêter le tabagisme actif.
Et puis parfois, lorsqu’il fait trop froid ou que l’ennuie ne se dissipe pas assez vite en début de soirée, direction la cave pour quelques parties de babyfoot.
Comme si je ne me rendais pas assez compte de la nullité de mon niveau !
Mais ce n’est pas grave.
Il m’arrive parfois, rarement, j’avoue, de marquer un but, lorsque le joueur maniant le gardien a un moment d’inattention ou de maladresse.
J’aime ces petites disputes qui rythment ces soirées, ces simples mésententes sans importance sur lesquelles on ne s’attarde jamais bien longtemps.
On donne peut-être lors de ces deux soirs plus de sourires que lors de tout le reste de la semaine.
Il y a tant d’échanges, de bonheur, d’amour qui circule.
Et pendant approximativement trois heures, tous les malheurs s’en vont, tous les autres n’existent plus, il n’y a plus que nous, et j’adore ça…
On ne pense plus aux cours ni aux devoirs on est juste là, ensemble, et la vie est belle…
Le premier, lui, je l’aime si fort, il compte tellement pour moi !
Chaque matin je me réveille dans l’espoir de le voir, un peu au moins, alors ces deux jours là je suis certaine de passer du temps en sa compagnie.
Parce qu’il ne fait pas des efforts monstres pour qu’on se voit beaucoup.
Et pendant ces soirées que je passe avec lui il n’y a pas toutes ces autres filles qu’il va draguer, il ne ressent pas son manque perpétuel d’affection.
Il a l’air bien, on parle tranquillement, il est gentil parfois…
Lui non plus ne prend pas ses amies dans ses bras, seulement les filles avec lesquelles il aimerait aller potentiellement plus loin.
Alors quand ça le prend il me porte, et c’est comme s’il me prenait ds ses bras, il me sert fort et je savoure ces quelques instants…
J’ai tant de souvenirs avec ce ptit gars-là, que lorsque je reste assise sur ces marches et que lui se lève pour amuser la galerie, je pense à chaque fois à un autre moment passé en sa compagnie…
Parce que c’est quelqu’un de trop bien et que sans lui je serais paumée, parce qu’il est tout à la fois, tout ce qu’il me faut et peut-être aussi tout ce que j’aurais voulu être…
Je me souviens de ce samedi après-midi début septembre 2005, lorsque j’étais assise près du Casino avec ma meilleure amie, et que je l’ai aperçu avec son frère et Adrien, lorsque je savais à peine qui il était, je savais simplement qu’il était de ma classe alors que je confondais encore son prénom avec celui de Bastien…
Je me souviens lorsqu’il sortait avec ma Nine et baissait les yeux à chaque fois que je lui adressais la parole.
Et les premières fois où il restait avec nous lorsque sa copine n’était pas là, j’étais si choquée !
Ou ce jour encore o Hervé lui avait appliqué une lotion, Nivea je crois, dans les cheveux, et je les lui avais lavés aux lavabos près de la cantine du collège.
Et puis nous avons commencé à nous entendre vraiment, encore mieux, et les souvenirs ont commencé à se multiplier…
La seule chose qui n’a pas changé depuis le début ce sont les périodes qui sectionnent notre amitié, périodes résultant de ces changements d’humeur, périodes plus ou moins longues que je subis avec plus ou moins de résignation.
Mais il est gentil de plus en plus fréquemment et je savoure avec délectation ces périodes-là…
Parce que j’aime observer son visage lorsqu’il me sourit, étudier chaque petits plis de sa peau.
Je prends plaisir à le regarder dans les yeux lorsque je sais qu’il est heureux, à lui sourire lorsqu’il se moque de moi, c’est simplement ma façon de lui montrer que je l’aime quand même !
Parce que je l’aime très fort malgré tout ce qu’il peut me faire de salop, et même peut-être en parti pour ça.
Je l’aime pour toutes ces contradictions qui font de lui ce qu’il est.
L’excessivité de tous ces défauts rend encore plus précieuses ces qualités beaucoup plus nombreuses qu’il n’y parait.
Je m’habitue tant à le voir méchant que sa gentillesse me surprend toujours de façon positive.
Et les personnes capables de me faire une telle surprise sont peu nombreuses !
Plus le temps passe et plus je m’attache à lui, plus j’ai hâte d’être vendredi !
Les six jours qui séparent la dernière soirée d’un week-end de la première du week-end suivant me paraissent d’une lenteur insoutenable !
Et pourtant ils passent tant bien que mal, jusqu’au dernier jour de ma semaine de cours où je me réveille le matin dans l’impatience d’être le soir, mais au moins je peux me dire que c’est ce jour-ci !
Je pense alors à mon Sch0tz pendant toute la journée, mais pas seulement !
Je pense aussi beaucoup aux trois autres dont l’importance est peut-être inférieure, mais elle reste conséquente.
C’est juste que je les connais depuis moins longtemps.
Et puis ils ne sont pas aussi contradictoires que lui.
De plus, c’est le seul qui possède une autorité supérieure à la mienne.
C’est le seul qui me frappe impunément, qui peut me manquer de respect sans aucune vengeance.
C’est le seul également qui réussit à me blesser, à me toucher au plus profond de mon âme, au point le plus tendre de mon cœur, simplement parce que c’est lui le point sensible pour moi…
Tout dépend de notre entente.
Je dépends de notre entente, mon équilibre dépend de cela, et c’est pour ça qu’il est très fragile et instable.
Il y aurait tant à dire encore sur le sujet…
Parlons des autres, entrés dans ma vie plus récemment.
Deux d’entre eux sont apparus approximativement à la même période, et pourtant nos ententes ne sont pas similaires, même si il y a quelques ressemblances.
Mes conversations avec l’un sont plus étoffées.
Je peux me retrouver seule avec lui sans que les anges envahissent le ciel, je peux lui parler de sujets qui me concernent, on délire bien parfois…
Nos conversations sur msn ne sont pas toujours de réelles conversations, mais lorsqu’elles le deviennent c’est à en pleurer de rire.
Parfois il vient plus tôt lorsque je suis dans l’impossibilité d’arriver à l’heure dite, il sort même lorsque c’est le seul !
Enfin une fois… cette soirée où l’on avait bu un peu de vodka et fumé quelques cigarettes.
Cette soirée censée être répétitive et dont j’attends encore la réplique !
Il venait même me chercher lorsque j’étais incapable de monter par mes propres moyens.
C’est le seul du groupe à ne pas être célibataire, peut-être parce que c’est le plus gentil, ou plutôt le plus souvent gentil.
Et c’est aussi celui avec lequel les autres sont le plus méchant, alors il se met parfois un peu en retrait, où il n’est pas tout à fait à son naturel.
C’est pour cette raison que c’est trop bien de se retrouver seule avec lui, parce qu’alors là il devient trop bien !
Et même parfois il s’inquiète pour moi et me conseille, me fait éviter telles ou telles erreurs.
Il s’intêrresse toujours aux autres et il est très attentionné.
L’autre que je connais depuis aussi longtemps est beaucoup réservé.
Il se lâche plus rarement, mais ce n’est pas à cause des autres et de leur manque de gentillesse, simplement parce qu’il faut qu’il se sente vraiment à l’aise.
En tout cas, il est très marrant et taquin et ce toutes circonstances.
J’adore ses petites remarques méchantes qui pourraient être blessantes mais qui font surtout beaucoup rire, entre autre de part leur subtilité.
C’est sûrement le plus mature, ou plutôt le plus souvent mature.
Ses yeux sont magnifiques, ses pattes d’oie charmantes, sa discrétion respectable, enfin voilà il est aussi méchant parfois mais en tout cas adorable.
Le dernier je m’entends avec lui depuis beaucoup moins longtemps encore.
Mais on parle bien et il me fait marrer.
Il dit des blagues assez idiotes mais toujours drôles, à ces côtés j’accumule fous rires sur fous rires.
On parle des heures sur msn, d’ailleurs quand il n’y est pas je m’ennuie.
Enfin au début, lors des premiers moments qu’on a passé ensemble, on ne s’entendait pas plus que ça, on se parlait à peine, juste pour se dire salut en arrivant.
C’était comme ça pendant environ quatre mois.
Et puis un jour il y a eu la soirée parfaite avec les gars, juste les gars et moi, ce mercredi 3 janvier.
Et depuis on se parle et on s’entend bien.
Bientôt une autre de ces soirées que j’adore, j’espère qu’elle sera réussite !
Bizarrement je cherche à innover pour nos week-end, à faire des choses plus intéressantes, pourtant je les trouve très bien nos sorties actuelles.
Si la perfection était de ce monde ce serait elles…
Lorsque je suis avec toutes ces personnes que je commence à apprécier et avec lesquelles je commence à m’entendre, je pense continuellement ou presque à ces quatre petits gars et aux moments que je passe avec eux.
Je crois d’ailleurs que ça se remarque parce que j’en parle énormément.
Peut-être parce que je raconte beaucoup ma vie, et que ces soirées ainsi que les personnes y participant sont ma vie.
Il n’y a qu’eux qui me motivent, il n’y a que le vendredi et le samedi matin que je suis motivée !
Je peux avoir envie de dormir, envie de rester devant mon pc ou de m’allonger sur mon lit en écoutant de la musique, toutes les envies que je peux avoir, aussi agréable soient-elles, ne me feront louper une soirée en compagnie de mes ptits gars.
Je vais juste parfois à quelques fêtes pour entretenir ma vie sociale, et puis aussi parce qu’il y a Sch0tz qui m’accompagne.
Parce que j’avoue que même si ces soirées sont formidables, ça fait du bien parfois de faire d’autres choses, de voir d’autres gens (peut-être me caser un jour hihi ^^).
Et cela me permet aussi d’apprécier encore plus nos soirées à nous, même si elles sont souvent moins attrayantes, j’y trouve plus d’attraits.
Parce que c’est vrai avec le temps on s’en lasse, c’est vrai qu’avec le temps moins grande est leur motivation, moins variées deviennent nos occupations.
Et pourtant on se parle avec plus de liberté, on partage facilement ce que l’on a, et je progresse même au baby !
Mais peut-être qu’on fait doucement le tour, peut-être que bientôt la boucle sera bouclée.
Si tel est le cas c’est fort triste !
Il faudrait que l’on trouve autre chose pour rester ensemble, il y aura des festivals, de nouveau le beau temps, mais ça ne suffira jamais ce n’est pas pareil…
Ce n’est pas de cette manière que les gens se rapprochent, il faut parler, se parler, les pauses du temps nous assemblent, et ces soirées étaient des pauses du temps…
Et puis pour se rapprocher individuellement de chacun, il faut passer des petits moments à deux, et lors d’un festival il y a plus de deux personnes…
Même si ce seront des moments particuliers, des souvenirs privilégiés qu’il est favorable d’avoir en commun.
Parfois quelques éléments, quelques événements, quelques dires me perturbent, me choquent, me déstabilisent.
Et puis alors devant moi apparaît la lumière de ces soirées à venir.
Je les attends, je les espère, même si je sais qu’elles ne règlent aucun soucis et qu’elles ne sont pas follement divertissantes, elles rythment ma petite vie.
Et les gens que j’y vois sont ceux que j’essaie de voir un maximum, ceux avec lesquels j’ai envie de passer le plus de temps possible.
C’est un peu comme un mini-concentré de nos soirées, ces moments passés avec un ou plusieurs de mes ptits gars en dehors des week-end.
Ce sont toute ma vie ces ptits gars et ces petites soirées.
Ces dernières sont magiques, je ne saurais expliquer pourquoi.
Souvent je revois les ptits gars, mes ptits gars, mais ce n’est pas pareil.
Parfois je retourne m’asseoir sur les marches de cette église, avec d’autres personnes et là c’est incomparable, ou simplement de jour et alors je sens qu’il manque quelque chose.
Ce n’est pas tout a fait pareil, le paysage perd le peu de lumières scintillantes et de splendeur que la nuit lui apporte, lorsque le soleil se couche et que la vie devient belle malgré tout.
Le soir a déjà cela de magnifique d’être rejeté par le soleil, mais lorsqu’en plus il est accueillit par mes ptits gars… et que notre lieu de prédilection nous accueille…
Je ne vois pas ce qu’il pourrait y avoir de plus.
Juste nous…
C’est peut-être le week-end qui donne sa magie à ces soirées.
Le fait de savoir qu’il nous reste quelques instants de libertés et aucune obligation, pas de devoirs dans l’immédiat, pas même de parents exaspérants car ils nous accordent ce répit.
Pas même les autres qui nous laissent parfois, heureusement, juste nous, nos mots, nos cigarettes et leur baby… parfois des petites bouteilles en plus, de la musique aussi, ou même de la nourriture, et accessoirement des feuilles pour faire un petit feu et se réchauffer un petit peu.
Se réchauffer les mains surtout, parce qu’à force de tenir une cigarette, il arrive que la droite devienne légèrement bleue.
Après tout… n’y a-t-il pas eux quatre et puis tous les autres ?
Alors une petite cure de fraîcheur ne peut faire que du bien si c’est en leur compagnie.
J’aime ces moments où la vie est belle… et plus ils sont nombreux plus la vie est belle, et c’est ainsi que ma vie je l’aime… parce que je les vois souvent…
Mais je ne les vois pas assez souvent, jamais assez souvent, j’aimerai que ces soirées se passent tous les jours, mais malheureusement ce n’est pas le cas…
Ca ne les motive pas…
Rien ne les motive jamais, ils y tiennent peut-être quand même à cette soirée, à ces soirées, puisqu’ils ne veulent rien faire d’autre.
Pas même de sorties beaucoup plus passionnantes, que tout le monde serait tenté de faire et que nous avons la possibilité de réaliser sans même en profiter.
Je tourne en rond à force de parler sans trop raconter pourtant, je reparle des mêmes choses qui me tiennent tant à cœur…
<< How can we dance when our earth is turning ?
How do you sleep while our beds are burning ? >>
<< Retente ta chance ! >>
<< Tout en douceur,
ça fait moins mal ! >>
<< Le coup du sphinx n° 23. >>
<< Enfin...
2 contre 1+1 boulet ! >>
... Baptiste ... Yann ... Geoffrey ... Stéphane ... & pi Moi = ).
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